La Corse a une saison touristique courte et très marquée. L'écart entre un séjour en juin et le même séjour en août dépasse largement la question du confort : il se compte en centaines d'euros et en heures perdues dans les files d'attente. C'est la décision qui a le plus d'impact sur un voyage corse.
Juin et septembre : le meilleur compromis
Les deux mois à privilégier. La mer avoisine 21 à 22 °C en juin et 23 à 24 °C en septembre, donc la baignade est confortable dans les deux cas, avec un avantage à septembre pour l'eau et à juin pour la végétation encore verte et le maquis en fleurs. Les hébergements affichent des tarifs nettement inférieurs à ceux de l'été, les routes de montagne restent praticables sans bouchons, et les sites majeurs comme Bonifacio ou les calanques de Piana se visitent sans cohue. Pour un premier séjour, c'est la fenêtre à viser.
Juillet et août : la haute saison, à assumer
La Corse est alors au maximum de tout : mer à 25 ou 26 °C, ambiance estivale, toutes les sorties en mer et tous les restaurants ouverts. En contrepartie, les prix d'hébergement doublent souvent par rapport à juin, les ferries et les locations de voiture se réservent plusieurs mois à l'avance, et les plages du Sud comme Palombaggia ou Santa Giulia sont saturées dès le milieu de matinée. La chaleur rend aussi les randonnées de milieu de journée pénibles en basse altitude. Partir en août reste possible, mais cela suppose de réserver tôt et d'accepter le budget correspondant.
Mai et octobre : la Corse des marcheurs
Deux mois de transition sous-estimés. La température de l'eau est encore fraîche, entre 18 et 20 °C, mais les conditions sont idéales pour la randonnée, les villages perchés et les gorges. Le maquis embaume en mai, la lumière est superbe en octobre. Certains hébergements et restaurants de bord de mer ne sont pas encore ouverts ou ferment déjà, ce qui demande de vérifier les disponibilités avant de partir. À noter pour les randonneurs : les hautes étapes du GR20 restent enneigées jusqu'à la mi-juin.
De novembre à mars : l'île tourne au ralenti
L'activité touristique s'arrête largement. Une grande partie des hôtels du littoral, des restaurants et des prestataires d'activités ferment, et les liaisons maritimes se réduisent. La Corse reste belle pour qui vient chercher les villages, les montagnes enneigées et le calme absolu, mais ce n'est pas un séjour de découverte classique. Ceux qui visent cette période gagnent à se concentrer sur Ajaccio, Bastia et l'intérieur plutôt que sur les stations balnéaires.