Le Japon se comprend par grandes zones régionales aux climats et atmosphères très différents. Cinq blocs structurent un premier circuit, du plus accessible au plus engagé.
Tokyo et Kanto
La capitale et sa région concentrent 38 millions d'habitants, soit la plus grande aire urbaine du monde. Tokyo se vit par quartiers très typés : Shibuya et Shinjuku pour l'énergie (carrefour de Shibuya, gratte-ciels, izakaya tardifs), Asakusa pour la tradition (Senso-ji, ruelles d'avant-guerre), Ginza pour le luxe, Akihabara pour la pop culture, Shimokitazawa pour la scène alternative. Day-trips utiles : Nikko (sanctuaires Toshogu sous les cèdres, 2h en train), Kamakura (Grand Bouddha, plages, 1h), Hakone (onsen et Mont Fuji, 1h30).
Kansai : Kyoto, Osaka, Nara
L'âme historique du Japon. Kyoto a été capitale impériale pendant plus de mille ans et reste la ville la plus dense en patrimoine : 17 sites Unesco, plus de 2 000 temples et sanctuaires. Osaka, à 15 minutes en Shinkansen, offre le contre-point urbain et gastronomique (Dotonbori, takoyaki, okonomiyaki, marché Kuromon). Nara, à 45 minutes, abrite le Todai-ji et son Grand Bouddha de bronze, ainsi que les daims sacrés du parc. Format gagnant : dormir à Kyoto, day-trip Osaka et Nara.
Alpes japonaises : Takayama, Kanazawa, Shirakawa-go
Le Japon montagnard, peu touché par le tourisme de masse hors hanami et momiji. Takayama conserve une vieille ville de l'époque Edo, avec rues marchandes en bois, brasseries de saké et ryokan traditionnels. Shirakawa-go, à 50 minutes en bus, abrite les fermes gassho-zukuri à toits de chaume pentus, classées Unesco, magiques sous la neige en janvier-février. Kanazawa complète la région avec le jardin Kenroku-en (l'un des trois plus beaux du Japon), le quartier samouraï de Nagamachi et les ateliers de feuille d'or. Format type : 3-4 nuits sur la boucle Takayama-Shirakawa-go-Kanazawa.
Hokkaido : nature, neige et grands espaces
L'île du nord, presque aussi grande que l'Autriche, propose un Japon différent : faible densité, paysages volcaniques, parcs nationaux (Daisetsuzan, Shikotsu-Toya), agriculture céréalière. Sapporo, sa capitale, accueille en février l'un des plus grands festivals de glace au monde (Yuki Matsuri). Niseko et Furano concentrent le ski d'hiver. Été : randonnée, lavandes de Furano en juillet, observation des grues à couronne rouge à Kushiro. Hokkaido demande son propre voyage ou s'ajoute à un séjour de 3 semaines minimum.
Kyushu et Okinawa : sud volcanique et tropical
L'archipel sud cumule deux ambiances. Kyushu (Fukuoka, Beppu, Kumamoto, Kagoshima) est l'île des volcans actifs et des onsen, avec Yakushima en bonus pour les amoureux de forêt primaire. Okinawa, encore plus au sud, est tropicale, marquée par la culture ryukyu distincte du reste du Japon, avec ses meilleures plages et spots de plongée à Ishigaki et Miyako. Saison utile pour Okinawa : avril-juin et octobre-novembre, en évitant la saison des typhons (août-septembre). À envisager en troisième semaine ou en voyage dédié.
Tokyo ou Kyoto : par où commencer si on doit choisir
Pour 80% des voyageurs, le débat n'a pas lieu : on fait les deux en 14 jours. Pour les séjours courts ou les voyageurs qui doivent arbitrer, la règle pratique : Tokyo si l'on cherche l'énergie urbaine contemporaine, le shopping, la pop culture, la gastronomie large, et qu'on accepte une mégapole dense. Kyoto si l'on cherche le patrimoine spirituel, les jardins, l'esthétique traditionnelle, les ryokan accessibles, et qu'on préfère une échelle humaine. Atterrir à Tokyo et finir à Kyoto reste l'ordre le plus confortable narrativement (du contemporain vers l'ancien).